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New structure : AREA+ Print

New structures

AREA +

AREA+, the first House for Teens in the Brussels Capital Region.
AREA+ is a true House for Teenagers that opened on 1st of July 2015. 
Young people can come with or without an appointment. They are able to talk to psychiatrists, psychologists, educators, dermatologists, gynaecologists, doctors specialised in adolescents…
Sometimes they stay for a couple of hours, sometimes they visit on a regular basis. Sometimes they need to be cared for in the adolescent’s hospital that contains 24 beds. Here they can find a network of support.
“Real life” is not far away: as soon as possible lessons continue in the therapeutic school in situ, with schoolteachers, workgroups, and sport activities. The youngsters can also continue their regular school outside the premises and sleep in the House.
Whatever the level of difficulties the adolescents encounter, the centre encourage them to find their balance thanks to an efficient therapeutic vector: sport, in partnership with the sports club le Roseau on the premises.
But not only sport activities, also different kinds of workshops are developed to encourage the youngsters (radio studio, theatre…).

AREA +'s philosophy is to answer, as quickly and closely as possible, to the very specific needs of the adolescent. They are no longer children but not yet adults either.

More on: www.epsylon.be

Press Releases

La Libre Belgique - 2 novembre 2015

Un réseau de soins pour les ados en souffrance psychique

Premier objectif : dégager des places

d’urgence en cas de crise psychiatrique

Elle hurlait, se débattait, se tapait

la tête contre les murs…”

Elle, c’est une jeune fille de 16

ans, en pleine crise. Pas juste

une crise d’adolescence, mais

un malêtre
plus profond, explique sa
maman. Avec menaces de se jeter par
la fenêtre, de s’ouvrir les veines, d’avaler
une boîte entière de Xanax. Un témoignage,
parmi des dizaines d’autres,
de parents désemparés face à leur enfant
qui va trèsmal.
Comment réagir ? Aujourd’hui, si on
appelle une ambulance, on atterrit aux
urgences psychiatriques
et après quelques heures,
quelques jours, c’est
le retour à la maison. Le
secteur hospitalier pédopsychiatrie
est complètement
saturé. Les
listes d’attente sont longues,
désespérantes, entraînant
parfois des gestes
désespérés.
Trois coordinatrices
Une réforme de la santé mentale est
en cours. Tous les ministres (fédéral,
bruxellois, wallon, flamand…) en
charge de la Santé sont d’accord sur un
constat : l’offre en santé mentale pour
les enfants et adolescents, insuffisante
par rapport aux besoins, n’est pas assez
intégrée; les soins ne tiennent pas
suffisamment compte des contextes
socioéconomiques.
En mai 2015, les autorités fédérales
et les entités fédérées ont lancé un appel
à projets pour la mise en place de
réseaux dans chacune des provinces et
à Bruxelles.
La Région bruxelloise a été la première
à se lancer. “On a d’emblée opté
pour un seul réseau bilingue infantojuvénile”,
préciseton
au cabinet de Didier
Gosuin (FDF) ministre bruxellois
en charge de la Santé. Baptisé BruStars,
il implique les écoles, l’Office de la
naissance et de l’enfance, les services
d’aide à la jeunesse, les institutions de
soins, les médecins de famille, les services
ambulatoires, les hôpitaux spécialisés,
les centres de référence…
Bref, les multiples dispositifs qui
existent déjà aujourd’hui mais qui
fonctionnent parfois en ordre dispersé.
Trois coordinatrices ont été désignées
pour faire tourner le réseau BruStars.
Des soins plus mobiles
Premier projet (qui devrait
voir le jour d’ici Pâques
2016) :mieux gérer
la crise psychiatrique.
Des équipes mobiles serontmises
en place pour
intervenir en cas de besoin
au plus près de l’enfant
ou de l’adolescent,
dans son environnement familial ou
scolaire. Elles seront encadrées par des
spécialistes de terrain et coordonnées
par des pédopsychiatres.
L’objectif de la réforme en santé
mentale est de passer d’une logique
d’institution à des soins plus mobiles,
au sein de la communauté. Autrement
dit : on essaie d’hospitaliser le moins
possible et de réduire le plus possible
ce temps passé à l’hôpital, pour éviter
que le tableau s’aggrave.
N’empêche, cela reste nécessaire de
trouver des places en urgence pour les
adolescents qui décompensent. Dans
certaines situations, disposer d’un lit
de crise pendant 24 heures, 48 heures
ou 72 heures permet d’ajuster l’intervention
et de proposer une offre de
soins plus dynamiques. Pour cela, il
faut des lits de crise disponibles.
L’idée serait de garder “libérables”,
pour les cas de crise, 10 % des lits hospitaliers
actuellement disponibles
pour les enfants et les adolescents.
C’est la première fois que le fédéral financera
des lits (éventuellement) nonoccupés.
Ce qui permettra aux médecins
d’être plus flexibles et de se rendre
(aussi) à domicile.
An.H.
Les dispositifs
qui existent
fonctionnent
parfois
en ordre
dispersé.
La Maison d’ados Area +, c’ Reportage Annick Hovine
Demander l’impossible”. Les lettres
se détachent, comme un cri ou
un espoirmuet, sur lemur de la
cour couvert de graffitis artistiques. Le
crachin qui tombe n’a pas dissuadé
une dizaine d’adolescents de prendre
l’air –certains clope au bec. Ici, ce n’est
pas une école, ni un centre culturel, ni
un club de sport, ni unemaison de jeunes,
ni un hôpital psychiatrique…Mais
un peu tout cela à la fois.
Toujours développer un lien
Projetpilote
sans équivalent en Belgique,
laMaison d’ados Area +, àUccle
(Bruxelles), est une clinique d’accueil
et de soins exclusivement réservée
aux adolescents en souffrance, du
simple questionnement à la crise
aiguë nécessitant une intervention
hospitalière soutenue. Une initiative
qui s’inspire des Maisons d’ados
créées en France –où il en existe déjà
une centaine– sous l’impulsion du
pédopsychiatreMarcel Rufo.
“C’est un outil très polyvalent qui veut
répondre aux caractéristiques particulières
des adolescents. Ils ont unemanière
différente d’exprimer leurmal et d’expliquer
leurs symptômes, pas toujours dans
la parole mais dans l’expression corporelle”,
indique le professeur Vincent
Dubois, directeurmédical d’Area +.
Ces jeunes sont en détresse psychologique,
avec des états anxieux ou dépressifs,
des troubles alimentaires, des
idées suicidaires ou une pathologie
psychiatrique plus lourde. “Avec eux, le
modèle d’intervention calqué sur le colloque
singulier, ça ne marche pas. Ils ne
sont pas demandeurs de longs entretiens.
Il faut prendre le problème différemment
et toujours chercher à développer un lien.
On a intégré deux dimensions essentielles
: le sport et l’enseignement.”
Un lycée thérapeutique
Ce n’est donc pas un hasard si laMaison
d’ados Area + est plantée dans un
site qui accueille un centre sportif, où
une ASBL gère un club de tennis, une
équipe de foot, une équipe de rugby,

 

Premier objectif : dégager des places d’urgence en cas de crise psychiatrique

Elle hurlait, se débattait, se tapait la tête contre les murs…” Elle, c’est une jeune fille de 16 ans, en pleine crise. Pas juste une crise d’adolescence, mais un malêtre plus profond, explique sa maman. Avec menaces de se jeter par la fenêtre, de s’ouvrir les veines, d’avaler une boîte entière de Xanax. Un témoignage, parmi des dizaines d’autres, de parents désemparés face à leur enfant qui va très mal. Comment réagir ? Aujourd’hui, si on appelle une ambulance, on atterrit aux urgences psychiatriques et après quelques heures, quelques jours, c’est le retour à la maison. Le secteur hospitalier pédopsychiatrie est complètement saturé. Les listes d’attente sont longues, désespérantes, entraînant parfois des gestes désespérés. Trois coordinatrices Une réforme de la santé mentale est en cours. Tous les ministres (fédéral, bruxellois, wallon, flamand…) en charge de la Santé sont d’accord sur un constat : l’offre en santé mentale pour les enfants et adolescents, insuffisante par rapport aux besoins, n’est pas assez intégrée; les soins ne tiennent pas suffisamment compte des contextes socioéconomiques. En mai 2015, les autorités fédérales et les entités fédérées ont lancé un appel à projets pour la mise en place de réseaux dans chacune des provinces et à Bruxelles. La Région bruxelloise a été la première à se lancer. “On a d’emblée opté pour un seul réseau bilingue infanto juvénile”, précise-t'on au cabinet de Didier Gosuin (FDF) ministre bruxellois en charge de la Santé. Baptisé BruStars, il implique les écoles, l’Office de la naissance et de l’enfance, les services d’aide à la jeunesse, les institutions de soins, les médecins de famille, les services ambulatoires, les hôpitaux spécialisés, les centres de référence… Bref, les multiples dispositifs qui existent déjà aujourd’hui mais qui fonctionnent parfois en ordre dispersé. Trois coordinatrices ont été désignées pour faire tourner le réseau BruStars. Des soins plus mobiles Premier projet (qui devrait voir le jour d’ici Pâques 2016) :mieux gérer la crise psychiatrique. Des équipes mobiles seront mises en place pour intervenir en cas de besoin au plus près de l’enfant ou de l’adolescent, dans son environnement familial ou scolaire. Elles seront encadrées par des spécialistes de terrain et coordonnées par des pédopsychiatres. L’objectif de la réforme en santé mentale est de passer d’une logique d’institution à des soins plus mobiles, au sein de la communauté. Autrement dit : on essaie d’hospitaliser le moins possible et de réduire le plus possible ce temps passé à l’hôpital, pour éviter que le tableau s’aggrave. N’empêche, cela reste nécessaire de trouver des places en urgence pour les adolescents qui décompensent. Dans certaines situations, disposer d’un lit de crise pendant 24 heures, 48 heures ou 72 heures permet  d’ajuster l’intervention et de proposer une offre de soins plus dynamiques. Pour cela, il faut des lits de crise disponibles. L’idée serait de garder “libérables”, pour les cas de crise, 10 % des lits hospitaliers actuellement disponibles pour les enfants et les adolescents. C’est la première fois que le fédéral financera des lits (éventuellement) non occupés. Ce qui permettra aux médecins d’être plus flexibles et de se rendre (aussi) à domicile. An.H.

La Région de Bruxelles-Capitale met en place le premier réseau de psychiatrie infanto-juvénile.

L’objectif est de passer d’une logique d’institution à des structures ambulatoires.

A Uccle, la Maison d’ados Area + propose une approche multidisciplinaire.

14 ans ÂGE D’APPARITION La moitié des troubles de santé mentale à l’âge adulte font leur apparition avant 14 ans, mais la plupart des cas ne sont ni dépistés

Il faut soigner les jeunes sans les isoler de leur environnement. S’ils lâchent l’école, ils seront vite en décrochage social.” PR VINCENT DUBOIS, Directeur médical d’Area +.


La Maison d’ados Area +, c’est à la fois une clinique, une école, un club de sport… Reportage Annick Hovine

Demander l’impossible”. Les lettres se détachent, comme un cri ou un espoir muet, sur le mur de la cour couvert de graffitis artistiques. Le crachin qui tombe n’a pas dissuadé une dizaine d’adolescents de prendre l’air –certains clope au bec. Ici, ce n’est pas une école, ni un centre culturel, ni un club de sport, ni une maison de jeunes, ni un hôpital psychiatrique…Mais un peu tout cela à la fois. Toujours développer un lien Projet pilote sans équivalent en Belgique, la Maison d’ados Area +, à Uccle (Bruxelles), est une clinique d’accueil et de soins exclusivement réservée aux adolescents en souffrance, du simple questionnement à la crise aiguë nécessitant une intervention hospitalière soutenue. Une initiative qui s’inspire des Maisons d’ados créées en France –où il en existe déjà une centaine– sous l’impulsion du pédopsychiatre Marcel Rufo. “C’est un outil très polyvalent qui veut répondre aux caractéristiques particulières des adolescents. Ils ont une manière différente d’exprimer leur mal et d’expliquer leurs symptômes, pas toujours dans la parole mais dans l’expression corporelle”, indique le professeur Vincent Dubois, directeur médical d’Area +. Ces jeunes sont en détresse psychologique, avec des états anxieux ou dépressifs, des troubles alimentaires, des idées suicidaires ou une pathologie psychiatrique plus lourde. “Avec eux, le modèle d’intervention calqué sur le colloque singulier, ça ne marche pas. Ils ne sont pas demandeurs de longs entretiens. Il faut prendre le problème différemment et toujours chercher à développer un lien. On a intégré deux dimensions essentielles : le sport et l’enseignement.” Un lycée thérapeutique Ce n’est donc pas un hasard si la Maison d’ados Area + est plantée dans un site qui accueille un centre sportif, où une ASBL gère un club de tennis, une équipe de foot, une équipe de rugby, des salles de fitness…   Des sons assourdis s’échappent de l’auditorium : un garçon exerce ses talents sur une batterie, sous l’oeil attentif d’un professeur de musique. On est ici au premier étage, dans le lycée thérapeutique d’Area +, où 20 places de jour sont prévues pour assurer la continuité du parcours scolaire d’adolescents qui ne vont  pas bien. Une dizaine de professeurs de l’école Escale (enseignement de type 8) ont été mis à disposition par la Fédération Wallonie Bruxelles. “Il faut soigner les jeunes sans les isoler de leur environnement. S’ils lâchent l’école, il seront vite en décrochage social”, indique le Pr Dubois. Qui fréquente ce lycée ? Les adolescents hospitalisés du côté résidentiel, dès que leur état clinique le permet, et d’autres jeunes qui souffrent de phobie scolaire. Ici, l’enseignement est individualisé. C’est du sur mesure, comme dans la haute couture. On y travaille les cours (français, maths, chimie, langues…) dans de toutes petites classes, mais aussi le rapport au groupe via des ateliers d’animations culturelles, artistiques   et sportives. Pousser la porte sans rendez-vous Dans le hall du rez de chaussée, lumineux, un espace discret est prévu pour accueillir tout qui viendrait avec des questions liées aux souffrances des adolescents. “On a prévu une permanence où les jeunes, leurs parents, des proches… peuvent pousser la porte sans rendez vous. On a le souci d’associer les parents. Dès qu’ils se rendent compte que leur ado ne va pas bien, qu’il reste enfermé dans sa chambre, qu’il semble incapable de faire une démarche, ils peuvent venir sans lui pour exprimer leur souci.” Le centre de consultations verra ensuite quelle réponse adéquate –pas forcément psy– apporter. Dans tous les cas, les familles et l’environnement du jeune sont mobilisés. Dans le couloir, on trouve le cabinet d’un pédiatre qui a fait une année spéciale en “adolescentologie” (troubles liés à  la puberté, transformations du corps…). “C’est plus rassurant pour les jeunes que d’aller voir un psy”, commente le Pr Dubois. Il y a aussi un gynécologue, un diététicien, un dermatologue… “Parler de son acné, ça peut être une porte d’entrée pour évoquer d’autres problèmes.” Juste le soir et la nuit Une passerelle mène vers l’espace résidentiel (32 lits). C’est une structure hospitalière “classique”  avec une section ouverte de 12 places (où des jeunes âgés de 13 à 18 ans sont hospitalisés de leur plein gré) et une autre fermée.Dans cette unité de traitement intensif (12 lits), où on accueille  uniquement des jeunes filles placées par l’Aide à la jeunesse, 4 lits sont réservés aux cas de crise aiguë. Une aile est occupée par l’internat thérapeutique : 8 lits réservés à des jeunes qui vont à  l’école ou ont un contrat d’apprentissage mais qui risquent de décompenser quand ils sont hors de ce cadre. “C’est une véritable alternative à l’hospitalisation : les adolescents concernés viennent  juste dormir à la Maison d’ados où ils reçoivent un soutien thérapeutique le soir et le weekend.”

 

 


 

 

Uccle, September 3, 2009

THE AREA + SITE WILL FIT DISCREETLY WITHIN THE CITY

Set out on a site of more than 3 hectares in Uccle, located between the “Dieweg” and the “Chaussée de Saint-Job” and associated with the “Roseau-Dieweg” sports club, the AREA + project intends to develop an infrastructure welcoming, educating and treating teenagers. Designed by the architectural firm ART & BUILD, plans of the site meet the desire to create a living venue integrated in the city. "We wanted to define a place of light, diversity, uniqueness, ownership and privacy. As we imagine a small city, the project revolves around several entities and spaces corresponding to therapeutic requirements and in perfect harmony with the landscape”, explains Pierre Lallemand.

The space occupied by AREA + will be composed of two major parts. On the “Chaussée de Saint-Job” side, there will be a completely secured therapeutic site. It will comprise an accommodation building for teenagers and a therapeutic high school, which will be erected on the location of the buildings recently destroyed by an unfortunate fire. On the “Dieweg” side, there will be a sports site composed of the current facilities of the “Club du Roseau”, to which a new sports hall will be added. The entire program will include new constructions (accommodation buildings, high school and sports hall), and the “Club House” and the “Conciergerie” will be kept as such. The project's philosophy stems from a dual approach. On the one hand, the intention is to minimize the visual impact of the infrastructures, in particular by limiting their height under the foliage of the trees. On the other hand, it is necessary to ensure the conviviality and serenity of the site, for both occupants and local residents. Thus, according to the slope of the land, new buildings will all only have a ground floor or maximum one additional floor. Their structures in visible wood will be integrated in and will be part of the landscape.

MUCH IMPROVED TRAFFIC

Across the field, traffic will be changed. A two separate loops scheme will replace the current path. In addition, new parking slots will be provided on grassy paving stone. Suppliers (necessary for the logistic operations) will access by the “Chaussée de Saint-Job”. It should be noted that a drop-on drop-off area for the sports site will be arranged on the “Dieweg” side. Moreover, the design of the site will be such that it will allow teenagers in treatment to also use the sports facilities. This occupation of the facilities will comply with the best possible support and supervision conditions and at well-defined schedules. Although isolated and secured, the therapeutic site will remain in contact with the sports site, itself enhanced by the addition of a new sports hall.

LOW ENVIRONMENTAL IMPACT

The AREA + project will firmly be dealt 'horizontally' in order to minimize its environmental impact (the new constructions will be lower than previously those destroyed by the fire). The architectural conception, light and cut out, will also comprise largely glazed areas (which ensure quality and conviviality thanks to the natural light), sun protections (limiting overheating during summer) and will use environmentally friendly technologies (reducing thereby CO2 emissions). Clearly, AREA + will be an urban space subtly respecting the balance between energy efficiency and concern for discretion.

 
A C T I O N     F O R     T E E N S